CHANSONS de Désaugiers, Brazier, Gille, Debraux, Lachambeaudie, Béranger, Maresse
TEXTES PARLES extraits d’oeuvres de Victor Hugo et Honoré de Balzac. Extraits de rapport de police du 19ème siècle.
Arnaud Marzorati : Chant et adaptation
Daniel Isoir : Piano
Vincent Vittoz : Mise en scène
Martin Kubich : Lumières et collaboration artistique
En 1830, les « trois Glorieuses » déboulonnent le dernier des Capet et amènent sur le trône Louis-Philippe d’Orléans, qui essaie de concilier la monarchie et la Constitution. Il doit faire face en même temps aux derniers sursauts de la noblesse, à la montée en puissance de la bourgeoisie et aux revendications de la nouvelle classe ouvrière. La liberté étant encore bien limitée, des sociétés secrètes se forment, les esprits s’échauffent, on s’espionne, et on chante ! Les paroliers soutiennent ou brocardent les idées nouvelles. Vidocq, ancien bagnard, ne dirige plus « la Sureté », mais il continue dans l’ombre à former des délateurs : Les mouchards.
Un homme, les yeux bandés, est jeté dans une pièce sombre et totalement fermée. Il ne sait pas qui l’a dénoncé, ni qui sont ses geôliers. Que fait-il dans cette prison ? Qui sont ses juges ? Habitué des sociétés chantantes, laquelle le fait prisonnier ? Il cherche au travers de ses carnets et rapports secrets qui servent à alimenter ses rapports au préfet de Paris. Au fil des pages, il nous entraîne avec lui dans les caveaux, les ruelles et les lieux d’un Paris interlope.
Lui-même chansonnier et amoureux de cette forme d’expression, il est payé pour dénoncer les auteurs qu’il admire : Béranger, Debraux, Gille, Désaugiers…
Tour à tour, poète, jeune fille innocente, tenancière de cabaret, nostalgique de la Grande Armée, et même communiste… le mouchard se dévoile et nous fait prendre conscience de sa trouble personnalité.